[url=http://fannygeorges.free.fr/][b]Fanny Georges,[/b][/url] Docteur en Etudes culturelles, "Sémiotique de la représentation de soi dans les dispositifs interactifs: l'hexis numérique", postdoctorante au CNRS (UMR5508), se concentre sur la représentation de soi chez les jeunes.
Une [b]étude sur la gestion des données personnelles[/b] chez les adolescents a permis de mieux cerner les jeunes et leurs usages des nouvelles technologies. Elle montre que la manière de se représenter en ligne n'est pas seulement un loisir mais aussi un langage qui donne une autre vision de soi et des autres. L’identité se formalise au travers de symboles et de signes que l'utilisateur échange avec les autres. D’après [url=http://www.pewinternet.org/PPF/r/247/report_display.asp]les études de Pew [/url]internet project d’avril 2007 et décembre 2007 sur les pratiques des jeunes, en 2000 c’est la messagerie instantanée qui est la plus pratiquée, en 2004, les blogs avec les échanges de photos et de vidéos deviennent l’outil privilégié et en 2007 les réseaux sociaux deviennent le mode de communication préféré des adolescents. 60% des jeunes qui pratiquent le fréquentent tous les jours.
les adolescents navigueraient sur les réseaux sociaux pour maintenir un lien avec leur entourage proche (91%), avec ceux qu’ils voient rarement à 82% et pour rencontrer de nouvelles personnes à 49%.
Cette enquête souligne [b]l'ouverture à l'autre mais aussi la crainte de l'inconnu[/b]. Les résultats de l’étude montrent que 70% des personnes ignorent les demandes des inconnus. L’identité dévoilée sur les réseaux sociaux peut être fictive ou fragmentée. Parce qu’il y a méfiance face à l’inconnu, on découvre que 50% des 12/15 ans donnent des fausses informations. 66% des jeunes gèrent leur profil pour que toutes les infos ne soient pas accessibles à tout le monde. En ligne l’identité dévoilée est maitrisée particulièrement chez les filles qui contrôlent les informations pour éviter d’être localiser mais aussi pour s’amuser.
[b]Les identités virtuelles donnent trois niveaux d’information :[/b]
- les informations déclaratives
- Les informations agissantes (dialogues dans MSN…)
- les informations calculées (nombre d'amis, nombre de groupes...)
[b]Les informations déclaratives[/b] qui sont paramétrées par les utilisateurs. 80% des jeunes déclarent leur prénom, centre d'intérêt et école. Deux tiers donnent des infos sur leurs amis ou mentionnent le nom de leur ville et un tiers mentionnent un lien vers leur blog, leur nom, leur ville, téléphone ou leur mail.
Les filles gèrent très finement les informations privées et publiques : Elles sont plus nombreuses à poster des photos d'elles et de leurs amis mais elles ne donnent pas le nom de leur ville ou leur numéro de téléphone. Elles ne se dévoilent pas comme personnes physiques.
Les réseaux sociaux sont utilisés pour communiquer et dans l[b]es informations agissantes[/b] les plus utilisées on retrouve les messages publics et privés ainsi que les « pokes ».
[b]Les informations calculées[/b], spécifiques à Facebook, sont jugées stimulantes par les utilisateurs car elles :
- favorisent une amitié quantitative,
- stimulent le sentiment d’appartenance à des communautés,
- accroissent l’appétence à consulter son profil régulièrement
- entraînent une massification des liens sociaux.
La particularité des jeunes dans les réseaux sociaux c’est la dimension moins réflexive, les adolescents vont davantage privilégier les communautés qu'ils connaissent. Il y a sentiment d'urgence forte et les personnes ont envie de consulter tout le temps leurs réseaux sociaux et veulent immédiatement activer leurs profils pour consulter.
[u]Lien[/u]
- [url=http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00332770/en/]Les composantes de l'identité dans le web 2.0, une étude sémiotique et statistique. [/url]
Congrès de l'ACFAS, 6-7 mai 2008, Québec.
- [url=http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00332747/fr/]Sémiotique de la représentation de soi dans les dispositifs interactifs[/url].
Thèse de doctorat. Université Paris I (14/12/2007)
Fanny Georges, Docteur en Etudes culturelles, "Sémiotique de la représentation de soi dans les dispositifs interactifs: l'hexis numérique", postdoctorante au CNRS (UMR5508), se concentre sur la représentation de soi chez les jeunes.
Une
étude sur la gestion des données personnelles chez les adolescents a permis de mieux cerner les jeunes et leurs usages des nouvelles technologies. Elle montre que la manière de se représenter en ligne n'est pas seulement un loisir mais aussi un langage qui donne une autre vision de soi et des autres. L’identité se formalise au travers de symboles et de signes que l'utilisateur échange avec les autres. D’après
les études de Pew internet project d’avril 2007 et décembre 2007 sur les pratiques des jeunes, en 2000 c’est la messagerie instantanée qui est la plus pratiquée, en 2004, les blogs avec les échanges de photos et de vidéos deviennent l’outil privilégié et en 2007 les réseaux sociaux deviennent le mode de communication préféré des adolescents. 60% des jeunes qui pratiquent le fréquentent tous les jours.
les adolescents navigueraient sur les réseaux sociaux pour maintenir un lien avec leur entourage proche (91%), avec ceux qu’ils voient rarement à 82% et pour rencontrer de nouvelles personnes à 49%.
Cette enquête souligne
l'ouverture à l'autre mais aussi la crainte de l'inconnu. Les résultats de l’étude montrent que 70% des personnes ignorent les demandes des inconnus. L’identité dévoilée sur les réseaux sociaux peut être fictive ou fragmentée. Parce qu’il y a méfiance face à l’inconnu, on découvre que 50% des 12/15 ans donnent des fausses informations. 66% des jeunes gèrent leur profil pour que toutes les infos ne soient pas accessibles à tout le monde. En ligne l’identité dévoilée est maitrisée particulièrement chez les filles qui contrôlent les informations pour éviter d’être localiser mais aussi pour s’amuser.
Les identités virtuelles donnent trois niveaux d’information :
- les informations déclaratives
- Les informations agissantes (dialogues dans MSN…)
- les informations calculées (nombre d'amis, nombre de groupes...)
Les informations déclaratives qui sont paramétrées par les utilisateurs. 80% des jeunes déclarent leur prénom, centre d'intérêt et école. Deux tiers donnent des infos sur leurs amis ou mentionnent le nom de leur ville et un tiers mentionnent un lien vers leur blog, leur nom, leur ville, téléphone ou leur mail.
Les filles gèrent très finement les informations privées et publiques : Elles sont plus nombreuses à poster des photos d'elles et de leurs amis mais elles ne donnent pas le nom de leur ville ou leur numéro de téléphone. Elles ne se dévoilent pas comme personnes physiques.
Les réseaux sociaux sont utilisés pour communiquer et dans l
es informations agissantes les plus utilisées on retrouve les messages publics et privés ainsi que les « pokes ».
Les informations calculées, spécifiques à Facebook, sont jugées stimulantes par les utilisateurs car elles :
- favorisent une amitié quantitative,
- stimulent le sentiment d’appartenance à des communautés,
- accroissent l’appétence à consulter son profil régulièrement
- entraînent une massification des liens sociaux.
La particularité des jeunes dans les réseaux sociaux c’est la dimension moins réflexive, les adolescents vont davantage privilégier les communautés qu'ils connaissent. Il y a sentiment d'urgence forte et les personnes ont envie de consulter tout le temps leurs réseaux sociaux et veulent immédiatement activer leurs profils pour consulter.
Lien
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Les composantes de l'identité dans le web 2.0, une étude sémiotique et statistique.
Congrès de l'ACFAS, 6-7 mai 2008, Québec.
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Sémiotique de la représentation de soi dans les dispositifs interactifs.
Thèse de doctorat. Université Paris I (14/12/2007)