[center][img width=600 legend="Crédit: [url=http://photo.naepflin.com/]Ivo Näpflin[/url]"]resources/documents/3598/haque.jpg[/img][/center]
Si Bruce Sterling se plait à croire que l’on construira peut être l’internet des objets sans le voir, l’architecte [url=http://www.haque.co.uk/index.php]Usman Haque[/url] s’interroge quant à lui de manière plus pragmatique sur la manière d’y parvenir. Avant d’imaginer la première infrastructure favorisant la circulation des données de ces nouveaux objets intelligents, l’irlandais s’est arrêté sur les trois aspects essentiels de l’ « IOT » : les connections des usagers, leurs environnements, et leurs participations.
Grace aux réseaux sociaux actuels, nous avons tous des voisins. Certes, la topologie de notre voisinage a évolué, devenant asymétrique, non géographique, mais ne reste pas moins synonyme d’une certaine forme d’interdépendance (parfois même avec des gens que l’on n’a jamais rencontré). Dans cet univers complexe, l’interopérabilité apparaît donc comme un enjeu crucial pour trouver de nouveaux moyens de faire communiquer, à travers les objets, les gens. Si l’environnement joue un rôle important dans la manière dont nous tissons nos relations, ce n’est pas quelque chose qui nous entoure, mais bien que nous construisons. Le service « [url= http://www.pachube.com/]Pachube[/url] » imaginé par Husman Haque vise ainsi à favoriser l’interaction entre les environnements distants, qu’ils soient physiques ou virtuels.
[center][img width=600 legend="Crédit : [url=http://community.pachube.com/about]Pachube[/url]"]resources/documents/3598/para2_pachube.jpg[/img][/center]
[right][img width=180 legend="Crédit: [url=http://apps.pachube.com/]Pachube[/url]"]resources/documents/3598/para2_pachubeapp.jpg[/img][/right]Fonctionnant comme un « patchbay », la plateforme permet ainsi d’agréger très facilement les données de capteurs installés dans des objets, des dispositifs, des immeubles ou des lieux. Les informations peuvent alors être suivies en temps réel, archivées ou partagées grâce à une puissante API. Particulièrement adapté aux projets environnementaux (mesure de la pollution sonore ou de l’air), systèmes domotiques (au sein de l’habitat ou de plusieurs immeubles), objets communicants (produits, voitures, ordinateurs), le projet encourage le monitoring et l’analyse des données via plusieurs types de graphes.
S’il ne s’agit pas véritablement d’internet des objets, mais plutôt de partage de contexte d’un environnement à un autre, la plateforme de Haque propose aux usagers un service innovant pour écouter et connecter les premiers spimes. Il met d’ailleurs longuement l’accent dans sa présentation sur la granularité de la participation, et sur le fait qu’il faut parfois offrir un outil permettant de faire des choses idiotes pour voir émerger des projets pertinents. Voilà en tout cas une idée qui devrait permettre d’éviter les « querelles de spimes » !

Crédit: Ivo Näpflin
Si Bruce Sterling se plait à croire que l’on construira peut être l’internet des objets sans le voir, l’architecte
Usman Haque s’interroge quant à lui de manière plus pragmatique sur la manière d’y parvenir. Avant d’imaginer la première infrastructure favorisant la circulation des données de ces nouveaux objets intelligents, l’irlandais s’est arrêté sur les trois aspects essentiels de l’ « IOT » : les connections des usagers, leurs environnements, et leurs participations.
Grace aux réseaux sociaux actuels, nous avons tous des voisins. Certes, la topologie de notre voisinage a évolué, devenant asymétrique, non géographique, mais ne reste pas moins synonyme d’une certaine forme d’interdépendance (parfois même avec des gens que l’on n’a jamais rencontré). Dans cet univers complexe, l’interopérabilité apparaît donc comme un enjeu crucial pour trouver de nouveaux moyens de faire communiquer, à travers les objets, les gens. Si l’environnement joue un rôle important dans la manière dont nous tissons nos relations, ce n’est pas quelque chose qui nous entoure, mais bien que nous construisons. Le service «
Pachube » imaginé par Husman Haque vise ainsi à favoriser l’interaction entre les environnements distants, qu’ils soient physiques ou virtuels.

Crédit : Pachube
Fonctionnant comme un « patchbay », la plateforme permet ainsi d’agréger très facilement les données de capteurs installés dans des objets, des dispositifs, des immeubles ou des lieux. Les informations peuvent alors être suivies en temps réel, archivées ou partagées grâce à une puissante API. Particulièrement adapté aux projets environnementaux (mesure de la pollution sonore ou de l’air), systèmes domotiques (au sein de l’habitat ou de plusieurs immeubles), objets communicants (produits, voitures, ordinateurs), le projet encourage le monitoring et l’analyse des données via plusieurs types de graphes.
S’il ne s’agit pas véritablement d’internet des objets, mais plutôt de partage de contexte d’un environnement à un autre, la plateforme de Haque propose aux usagers un service innovant pour écouter et connecter les premiers spimes. Il met d’ailleurs longuement l’accent dans sa présentation sur la granularité de la participation, et sur le fait qu’il faut parfois offrir un outil permettant de faire des choses idiotes pour voir émerger des projets pertinents. Voilà en tout cas une idée qui devrait permettre d’éviter les « querelles de spimes » !
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/place_toile/
La révolution géo localisation/ la carte nouvel écran
Invités
Maurice Benayoun. Artiste, directeur artistique du CITU (Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire) dont il est également le co-fondateur.
Boris Beaude. Géographe. Chercheur au sein du laboratoire Chôros de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne et Maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris. Ses travaux portent sur la dimension spatiale de la télécommunication et plus généralement sur le contexte spatial de l'interaction sociale. Il s'intéresse aux moyens que les individus se donnent pour maîtriser l'espace et, en particulier, à Internet comme espace singulier de la coexistence.
Nicolas Nova. Chercheur en interaction homme-machine (Liftlab)s'intéressant à l'appropriation des technologies telles que la géolocalisation ou les nouvelles interfaces. Auteur de Les médias géolocalisés : comprendre les nouveaux espaces numériques (Fyp éditions, juin 2009).