Face à la profusion des contenus (catalogues de e-commerce, VOD…) et aux difficultés rencontrées par les consommateurs pour trouver ce qui leur convient réellement, deux approches complémentaires s’efforcent de délivrer des contenus personnalisés et adaptés : le media search, qui vise à aider le consommateur dans son exploration à travers une démarche active de sa part ; et la recommandation, qui favorise la découverte de contenus (démarche à l'inverse essentiellement passive).
Cette dernière consiste à proposer des contenus ou des produits que le consommateur est susceptible d’apprécier, car ils correspondent à un certain nombre de critères : ses préférences antérieures, ses opinions (personnelles ou issues de son entourage), son profil et les caractéristiques des contenus recherchés (musique, film…). Quelque soit l'approche choisie, toutes les formes de recommandations s'appuient sur des données (liées à l'utilisateur, au produit), un algorithme (modèles statistiques) et l'expérience client (usages, opinions).
Il existe quatre formes principales de recommandation, illustrées ici à l’aide de cas d'usage tirés de catalogues de contenus audiovisuels (DVD, VoD, programmes TV, etc.).
1) La recommandation éditoriale (post-it) est en général proposée sur les pages d’accueil des services. Elle sert à donner plusieurs entrées pertinentes pour n’importe quel utilisateur et met en valeur les items jugés les plus «intéressants» aux yeux du plus grand nombre (les blockbusters, les plus vendus). Elle répond au besoin de trouver rapidement un contenu consensuel, en effectuant le minimum de recherche sur le catalogue. La recommandation éditoriale peut s’appuyer sur l’expertise humaine autant que sur les statistiques d’accès au contenu. De nombreux sites proposent ce type de recommandation, comme par exemple www.hulu.com et www.fancast.com au États-Unis, ou encore www.bbc.co.uk ou www.allocine.fr en Angleterre et en France.

Voici différentes façons de présenter la recommandation éditoriale :
- Les nouveautés informent les utilisateurs qui connaissent bien le catalogue des vidéos nouvellement accessibles.
- Les exclusivités montrent la richesse du catalogue. Ce type d’entrée est souvent très attractif pour les utilisateurs, car il concerne des contenus attendus qu’on projette de consommer.
- Les plus populaires permettent de visualiser quels sont les items les plus souvent loués ou vus. Cela permet de mettre en valeur les blockbusters, incontournables pour la plupart des clients.
- Les meilleures critiques permettent une entrée plus qualitative sur le catalogue. L’utilisateur s’appuie sur les notes données tant par les critiques cinématographiques que par les téléspectateurs.
- L’opérateur peut également présenter une sélection (par exemple matérialisée par des promotions). Il est en général conseillé de bien distinguer cette entrée des autres, pour amener la confiance chez l’utilisateur.
2) La recommandation contextuelle (more like this) ou par « similarité » permet à partir d’un item (film, série, etc.) d’obtenir des suggestions relatives au contenu. Elle répond notamment à deux besoins récurrents de l’utilisateur : parcourir un catalogue et rechercher un contenu analogue. Par exemple, lorsque l’utilisateur consulte la fiche produit d’un film, des contenus du même type lui sont proposés (films du même réalisateur, épisode suivant) afin qu’il rebondisse de proche en proche. Il existe trois principaux modes de similarité.
- La proximité immédiate propose des items partageant des caractéristiques élémentaires. On retrouve par exemple les suites (« voir l’épisode suivant », « vous pouvez également louer Die Hard 2 », etc.), les films du même réalisateur, etc. Ce type de recommandation est visible sur www.imdb.com ou www.glowria.fr.
- La similarité de genre propose des items d’un même univers. Elle repose sur l’analyse détaillée des métadonnées (genre, mots-clés) et permet d’offrir des items ayant une proximité de genre, voire lexicale : vous êtes en train de regarder Scarface, on vous propose le Parrain, Casino, etc. Le site américain www.clerckdogs.com propose ce type de recommandation, fondée sur l’expertise humaine. On le retrouve également sur de nombreux autres services, comme www.blinkx.com et les classiques sites américains www.blockbuster.com.

- « Ceux qui ont loué cet item ont également loué celui-ci », aussi appelé « Amazon-like », permet de proposer des recommandations originales, non bornées à un univers ou à un type de production. Grâce à son caractère transparent, ce mode de recommandation est assez populaire. L’exemple le plus célèbre est sans doute http://www.amazon.fr. . Néanmoins, pratiquement tous les services embarquent maintenant ce type de recommandation.
3) La recommandation personnalisée ("broaden my horizon") permet de proposer à un utilisateur donné des items sélectionnés selon les caractéristiques de son profil (acteurs, genres de films préférés). Cela suppose de recueillir des informations de profil, donc nominales. Ces informations peuvent être pérennes (dans le cas de profils authentifiés, ou repérés à travers des cookies) ou temporaires (le parcours d’un internaute sur un site). Elles peuvent être collectées de façon explicite (questionnaire, notation d’item) ou implicite (traces, logs, factures...). La recommandation personnalisée permet non seulement de retrouver un espace à soi sur le service mais également de répondre à la question : "que vais-je regarder ? Je n'ai aucune idée a priori de ce que je veux voir". Le loueur de DVD américain www.netflix.com a la réputation d’être l’un des meilleurs pour fournir des recommandations personnalisées. Celles proposées par www.blockbuster.com ou www.amazon.fr reposent sur le même type de technologies.
On distingue deux grandes approches :

- L’approche thématique propose à l’utilisateur des items proches des caractéristiques connues sur lui (ses acteurs, réalisateurs et genres préférés, etc.). Ce type de recommandation a l’avantage de proposer des items proches des goûts de la personne. De plus, elle est peu sensible à une forte rotation des items (comme un guide électronique des programmes). En revanche, elle limite les possibilités de découvrir des items moins connus (fond de catalogue) ou d’univers différents de ceux déclarés.
- L’approche collaborative propose à l’utilisateur des items appréciés par ses « jumeaux ». Chaque utilisateur est caractérisé par un profil, composé des items achetés, visionnés, appréciés… L’algorithme repère d’autres utilisateurs présentant un profil similaire et suggère les items appréciés par le « voisinage ». L’avantage de cette approche est qu’elle recommande des items fortement personnalisés (fondés sur les goûts réels des personnes), aussi bien dans le haut que dans le fond de catalogue, laissant une place de choix à la découverte. Elle s’affranchit des éléments descriptifs des items (métadonnées). Ce type de méthode est préconisé pour des catalogues qui bougent peu (quelques nouvelles entrées par semaine), avec beaucoup d’usage (location, notation, etc.).
4) La recommandation sociale (découverte) laisse la possibilité à l'utilisateur de recommander à son réseau social un contenu mais également de partager son univers (les fans de). Elle revêt plusieurs formes très distinctes. Voici deux d’entre elles :

- La recommandation sociale directe permet de recommander un contenu à quelqu’un de votre réseau (via Facebook, le réseau Orange). Les utilisateurs perçoivent en effet les recommandations faites par l’entourage comme plus pertinentes que celles proposées par un moteur. Ainsi, quand quelqu’un recommande un contenu, ce conseil s’inscrit dans le cadre d’une relation avec un historique : on connaît ses goûts, ses positions sur certains films, ses réalisateurs et acteurs fétiches, on a peut-être déjà eu des recommandations par le passé, etc. Parmi les services qui centrent leur offre autour de ce type de fonctionnalité, on peut citer /www.joost.com ou www.flixster.com. Là encore cette approche tend à se généraliser aux services audiovisuels (comme www.youtube.com, www.blockbuster.com ou www.netflix.com).
- La recommandation sociale indirecte présente deux fonctions primordiales. Dans un premier temps, elle permet de nourrir l’information sur les contenus, soit à travers les commentaires laissés par des utilisateurs (reviews), soit à travers des articles (blogs, wiki) ou discussions (forum, feeds) sur un film, un thème ou un personnage. Pour les biens d’expérience tels que les contenus audiovisuels, les caractéristiques « techniques » du produit (titre, année de production, résumé, réalisateur, acteurs) sont souvent insuffisantes pour décider s’il correspond à ce que l’on cherche. Bénéficier de « retours d’expérience » de consommateurs peut alors s’avérer important pour la décision d’achat. Dans un second temps les blogs ou les forums de discussion permettent à l’utilisateur un prolongement au-delà de la simple consommation audiovisuelle. Ces espaces lui permettent de partager ses goûts, ses opinions et de débattre sur des univers qui lui sont propres. Les utilisateurs peuvent alors se constituer en communautés. Le site français www.allocine.fr s’appuie beaucoup sur cette approche pour enrichir notamment la description de ses contenus. Mais là encore, il s’agit d’un classique proposé par de nombreux acteurs comme par exemple www.imdb.com ou www.amazon.fr.
Face à la profusion des contenus (catalogues de e-commerce, VOD…) et aux difficultés rencontrées par les consommateurs pour trouver ce qui leur convient réellement, deux approches complémentaires s’efforcent de délivrer des contenus personnalisés et adaptés : le media search, qui vise à aider le consommateur dans son exploration à travers une démarche active de sa part ; et la recommandation, qui favorise la découverte de contenus (démarche à l'inverse essentiellement passive).
Cette dernière consiste à proposer des contenus ou des produits que le consommateur est susceptible d’apprécier, car ils correspondent à un certain nombre de critères : ses préférences antérieures, ses opinions (personnelles ou issues de son entourage), son profil et les caractéristiques des contenus recherchés (musique, film…). Quelque soit l'approche choisie, toutes les formes de recommandations s'appuient sur des données (liées à l'utilisateur, au produit), un algorithme (modèles statistiques) et l'expérience client (usages, opinions).
Il existe quatre formes principales de recommandation, illustrées ici à l’aide de cas d'usage tirés de catalogues de contenus audiovisuels (DVD, VoD, programmes TV, etc.).
[color=#f60]1) La recommandation éditoriale[/color] (post-it) est en général proposée sur les pages d’accueil des services. Elle sert à donner plusieurs entrées pertinentes pour n’importe quel utilisateur et met en valeur les items jugés les plus «intéressants» aux yeux du plus grand nombre ([i]les blockbusters, les plus vendus[/i]). Elle répond au besoin de trouver rapidement un contenu consensuel, en effectuant le minimum de recherche sur le catalogue. La recommandation éditoriale peut s’appuyer sur l’expertise humaine autant que sur les statistiques d’accès au contenu. De nombreux sites proposent ce type de recommandation, comme par exemple [urlsite=http://www.hulu.com]www.hulu.com[/urlsite] et [urlsite=http://www.fancast.com]www.fancast.com[/urlsite] au États-Unis, ou encore [urlsite=http://www.bbc.co.uk/iplayer/]www.bbc.co.uk[/urlsite] ou [urlsite=http://www.allocine.fr]www.allocine.fr [/urlsite]en Angleterre et en France.
[center][img width=600 height=600]resources/documents/3699/photoun.jpg[/img][/center]
Voici différentes façons de présenter la recommandation éditoriale :
[list][*][b]Les nouveautés[/b] informent les utilisateurs qui connaissent bien le catalogue des vidéos nouvellement accessibles.
[*][b]Les exclusivités[/b] montrent la richesse du catalogue. Ce type d’entrée est souvent très attractif pour les utilisateurs, car il concerne des contenus attendus qu’on projette de consommer.
[*][b]Les plus populaires[/b] permettent de visualiser quels sont les items les plus souvent loués ou vus. Cela permet de mettre en valeur les blockbusters, incontournables pour la plupart des clients.
[*][b]Les meilleures critiques[/b] permettent une entrée plus qualitative sur le catalogue. L’utilisateur s’appuie sur les notes données tant par les critiques cinématographiques que par les téléspectateurs.
[*][b]L’opérateur[/b] peut également présenter une sélection (par exemple matérialisée par des promotions). Il est en général conseillé de bien distinguer cette entrée des autres, pour amener la confiance chez l’utilisateur.[/list]
[color=#f60]
2) La recommandation contextuelle[/color] ([i]more like this[/i]) ou par « similarité » permet à partir d’un item (film, série, etc.) d’obtenir des suggestions relatives au contenu. Elle répond notamment à deux besoins récurrents de l’utilisateur : parcourir un catalogue et rechercher un contenu analogue. Par exemple, lorsque l’utilisateur consulte la fiche produit d’un film, des contenus du même type lui sont proposés (films du même réalisateur, épisode suivant) afin qu’il rebondisse de proche en proche. Il existe trois principaux modes de similarité.
[list][*][b]La proximité immédiate[/b] propose des items partageant des caractéristiques élémentaires. On retrouve par exemple les suites (« voir l’épisode suivant », « vous pouvez également louer Die Hard 2 », etc.), les films du même réalisateur, etc. Ce type de recommandation est visible sur [urlsite=http://www.imdb.com/]www.imdb.com[/urlsite] ou [urlsite=http://www.glowria.fr/]www.glowria.fr[/urlsite].
[*][b]La similarité de genre[/b] propose des items d’un même univers. Elle repose sur l’analyse détaillée des métadonnées (genre, mots-clés) et permet d’offrir des items ayant une proximité de genre, voire lexicale : vous êtes en train de regarder [i]Scarface[/i], on vous propose le Parrain, Casino, etc. Le site américain [urlsite=http://www.clerkdogs.com/]www.clerckdogs.com[/urlsite] propose ce type de recommandation, fondée sur l’expertise humaine. On le retrouve également sur de nombreux autres services, comme [urlsite=http://www.blinkx.com]www.blinkx.com[/urlsite] et les classiques sites américains [urlsite=http://www.blockbuster.com/ ]www.blockbuster.com[/urlsite].
[center][img width=600 height=600]resources/documents/3699/Photo_do_n2.JPG[/img][/center]
[*]« [b]Ceux qui ont loué[/b] cet item ont également loué celui-ci », aussi appelé « Amazon-like », permet de proposer des recommandations originales, non bornées à un univers ou à un type de production. Grâce à son caractère transparent, ce mode de recommandation est assez populaire. L’exemple le plus célèbre est sans doute [urlsite=http://www.amazon.fr]http://www.amazon.fr. [/urlsite]. Néanmoins, pratiquement tous les services embarquent maintenant ce type de recommandation.[/list]
[color=#f60]3) La recommandation personnalisée[/color] ("broaden my horizon") permet de proposer à un utilisateur donné des items sélectionnés selon les caractéristiques de son profil (acteurs, genres de films préférés). Cela suppose de recueillir des informations de profil, donc nominales. Ces informations peuvent être pérennes (dans le cas de profils authentifiés, ou repérés à travers des cookies) ou temporaires (le parcours d’un internaute sur un site). Elles peuvent être collectées de façon explicite (questionnaire, notation d’item) ou implicite (traces, logs, factures...). La recommandation personnalisée permet non seulement de retrouver un espace à soi sur le service mais également de répondre à la question : "que vais-je regarder ? Je n'ai aucune idée a priori de ce que je veux voir". Le loueur de DVD américain www.netflix.com a la réputation d’être l’un des meilleurs pour fournir des recommandations personnalisées. Celles proposées par [urlsite= http://www.blockbuster.com]www.blockbuster.com[/urlsite] ou [urlsite=http://www.amazon.fr. ]www.amazon.fr[/urlsite] reposent sur le même type de technologies.
On distingue deux grandes approches :
[center][img width=600 height=600]resources/documents/3699/Photo_do_n3.JPG[/img][/center]
[list][*][b]L’approche thématique[/b] propose à l’utilisateur des items proches des caractéristiques connues sur lui (ses acteurs, réalisateurs et genres préférés, etc.). Ce type de recommandation a l’avantage de proposer des items proches des goûts de la personne. De plus, elle est peu sensible à une forte rotation des items (comme un guide électronique des programmes). En revanche, elle limite les possibilités de découvrir des items moins connus (fond de catalogue) ou d’univers différents de ceux déclarés.
[*][b]L’approche collaborative[/b] propose à l’utilisateur des items appréciés par ses « jumeaux ». Chaque utilisateur est caractérisé par un profil, composé des items achetés, visionnés, appréciés… L’algorithme repère d’autres utilisateurs présentant un profil similaire et suggère les items appréciés par le « voisinage ». L’avantage de cette approche est qu’elle recommande des items fortement personnalisés (fondés sur les goûts réels des personnes), aussi bien dans le haut que dans le fond de catalogue, laissant une place de choix à la découverte. Elle s’affranchit des éléments descriptifs des items (métadonnées). Ce type de méthode est préconisé pour des catalogues qui bougent peu (quelques nouvelles entrées par semaine), avec beaucoup d’usage (location, notation, etc.).[/list]
[color=#f60]
4) La recommandation sociale[/color] (découverte) laisse la possibilité à l'utilisateur de recommander à son réseau social un contenu mais également de partager son univers ([i]les fans de[/i]). Elle revêt plusieurs formes très distinctes. Voici deux d’entre elles :
[center][img width=600 height=600]resources/documents/3699/Photo_do_n4.JPG[/img][/center]
[list][*][b]La recommandation sociale directe[/b] permet de recommander un contenu à quelqu’un de votre réseau (via Facebook, le réseau Orange). Les utilisateurs perçoivent en effet les recommandations faites par l’entourage comme plus pertinentes que celles proposées par un moteur. Ainsi, quand quelqu’un recommande un contenu, ce conseil s’inscrit dans le cadre d’une relation avec un historique : on connaît ses goûts, ses positions sur certains films, ses réalisateurs et acteurs fétiches, on a peut-être déjà eu des recommandations par le passé, etc. Parmi les services qui centrent leur offre autour de ce type de fonctionnalité, on peut citer [urlsite=http://www.joost.com/]/www.joost.com[/urlsite] ou [urlsite=http://www.flixster.com/]www.flixster.com[/urlsite]. Là encore cette approche tend à se généraliser aux services audiovisuels (comme [urlsite=http://www.youtube.com/]www.youtube.com[/urlsite], www.blockbuster.com ou [urlsite=http://www.netflix.com]www.netflix.com[/urlsite]).
[*][b]La recommandation sociale indirecte[/b] présente deux fonctions primordiales. Dans un premier temps, elle permet de nourrir l’information sur les contenus, soit à travers les commentaires laissés par des utilisateurs (reviews), soit à travers des articles (blogs, wiki) ou discussions (forum, feeds) sur un film, un thème ou un personnage. Pour les biens d’expérience tels que les contenus audiovisuels, les caractéristiques « techniques » du produit (titre, année de production, résumé, réalisateur, acteurs) sont souvent insuffisantes pour décider s’il correspond à ce que l’on cherche. Bénéficier de « retours d’expérience » de consommateurs peut alors s’avérer important pour la décision d’achat. Dans un second temps les blogs ou les forums de discussion permettent à l’utilisateur un prolongement au-delà de la simple consommation audiovisuelle. Ces espaces lui permettent de partager ses goûts, ses opinions et de débattre sur des univers qui lui sont propres. Les utilisateurs peuvent alors se constituer en communautés. Le site français [urlsite=http://www.allocine.fr]www.allocine.fr[/urlsite] s’appuie beaucoup sur cette approche pour enrichir notamment la description de ses contenus. Mais là encore, il s’agit d’un classique proposé par de nombreux acteurs comme par exemple [urlsite=http///www.imdb.com]www.imdb.com[/urlsite] ou [urlsite=http://www.amazon.fr]www.amazon.fr[/urlsite].[/list]
Face à la profusion des contenus (catalogues de e-commerce, VOD…) et aux difficultés rencontrées par les consommateurs pour trouver ce qui leur convient réellement, deux approches complémentaires s’efforcent de délivrer des contenus personnalisés et adaptés : le media search, qui vise à aider le consommateur dans son exploration à travers une démarche active de sa part ; et la recommandation, qui favorise la découverte de contenus (démarche à l'inverse essentiellement passive).
Cette dernière consiste à proposer des contenus ou des produits que le consommateur est susceptible d’apprécier, car ils correspondent à un certain nombre de critères : ses préférences antérieures, ses opinions (personnelles ou issues de son entourage), son profil et les caractéristiques des contenus recherchés (musique, film…). Quelque soit l'approche choisie, toutes les formes de recommandations s'appuient sur des données (liées à l'utilisateur, au produit), un algorithme (modèles statistiques) et l'expérience client (usages, opinions).
Il existe quatre formes principales de recommandation, illustrées ici à l’aide de cas d'usage tirés de catalogues de contenus audiovisuels (DVD, VoD, programmes TV, etc.).
1) La recommandation éditoriale (post-it) est en général proposée sur les pages d’accueil des services. Elle sert à donner plusieurs entrées pertinentes pour n’importe quel utilisateur et met en valeur les items jugés les plus «intéressants» aux yeux du plus grand nombre (
les blockbusters, les plus vendus). Elle répond au besoin de trouver rapidement un contenu consensuel, en effectuant le minimum de recherche sur le catalogue. La recommandation éditoriale peut s’appuyer sur l’expertise humaine autant que sur les statistiques d’accès au contenu. De nombreux sites proposent ce type de recommandation, comme par exemple
www.hulu.com et
www.fancast.com au États-Unis, ou encore
www.bbc.co.uk ou
www.allocine.fr en Angleterre et en France.
Voici différentes façons de présenter la recommandation éditoriale :
- Les nouveautés informent les utilisateurs qui connaissent bien le catalogue des vidéos nouvellement accessibles.
- Les exclusivités montrent la richesse du catalogue. Ce type d’entrée est souvent très attractif pour les utilisateurs, car il concerne des contenus attendus qu’on projette de consommer.
- Les plus populaires permettent de visualiser quels sont les items les plus souvent loués ou vus. Cela permet de mettre en valeur les blockbusters, incontournables pour la plupart des clients.
- Les meilleures critiques permettent une entrée plus qualitative sur le catalogue. L’utilisateur s’appuie sur les notes données tant par les critiques cinématographiques que par les téléspectateurs.
- L’opérateur peut également présenter une sélection (par exemple matérialisée par des promotions). Il est en général conseillé de bien distinguer cette entrée des autres, pour amener la confiance chez l’utilisateur.
2) La recommandation contextuelle (
more like this) ou par « similarité » permet à partir d’un item (film, série, etc.) d’obtenir des suggestions relatives au contenu. Elle répond notamment à deux besoins récurrents de l’utilisateur : parcourir un catalogue et rechercher un contenu analogue. Par exemple, lorsque l’utilisateur consulte la fiche produit d’un film, des contenus du même type lui sont proposés (films du même réalisateur, épisode suivant) afin qu’il rebondisse de proche en proche. Il existe trois principaux modes de similarité.
- La proximité immédiate propose des items partageant des caractéristiques élémentaires. On retrouve par exemple les suites (« voir l’épisode suivant », « vous pouvez également louer Die Hard 2 », etc.), les films du même réalisateur, etc. Ce type de recommandation est visible sur www.imdb.com ou www.glowria.fr.
- La similarité de genre propose des items d’un même univers. Elle repose sur l’analyse détaillée des métadonnées (genre, mots-clés) et permet d’offrir des items ayant une proximité de genre, voire lexicale : vous êtes en train de regarder Scarface, on vous propose le Parrain, Casino, etc. Le site américain www.clerckdogs.com propose ce type de recommandation, fondée sur l’expertise humaine. On le retrouve également sur de nombreux autres services, comme www.blinkx.com et les classiques sites américains www.blockbuster.com.

- « Ceux qui ont loué cet item ont également loué celui-ci », aussi appelé « Amazon-like », permet de proposer des recommandations originales, non bornées à un univers ou à un type de production. Grâce à son caractère transparent, ce mode de recommandation est assez populaire. L’exemple le plus célèbre est sans doute http://www.amazon.fr. . Néanmoins, pratiquement tous les services embarquent maintenant ce type de recommandation.
3) La recommandation personnalisée ("broaden my horizon") permet de proposer à un utilisateur donné des items sélectionnés selon les caractéristiques de son profil (acteurs, genres de films préférés). Cela suppose de recueillir des informations de profil, donc nominales. Ces informations peuvent être pérennes (dans le cas de profils authentifiés, ou repérés à travers des cookies) ou temporaires (le parcours d’un internaute sur un site). Elles peuvent être collectées de façon explicite (questionnaire, notation d’item) ou implicite (traces, logs, factures...). La recommandation personnalisée permet non seulement de retrouver un espace à soi sur le service mais également de répondre à la question : "que vais-je regarder ? Je n'ai aucune idée a priori de ce que je veux voir". Le loueur de DVD américain www.netflix.com a la réputation d’être l’un des meilleurs pour fournir des recommandations personnalisées. Celles proposées par
www.blockbuster.com ou
www.amazon.fr reposent sur le même type de technologies.
On distingue deux grandes approches :
- L’approche thématique propose à l’utilisateur des items proches des caractéristiques connues sur lui (ses acteurs, réalisateurs et genres préférés, etc.). Ce type de recommandation a l’avantage de proposer des items proches des goûts de la personne. De plus, elle est peu sensible à une forte rotation des items (comme un guide électronique des programmes). En revanche, elle limite les possibilités de découvrir des items moins connus (fond de catalogue) ou d’univers différents de ceux déclarés.
- L’approche collaborative propose à l’utilisateur des items appréciés par ses « jumeaux ». Chaque utilisateur est caractérisé par un profil, composé des items achetés, visionnés, appréciés… L’algorithme repère d’autres utilisateurs présentant un profil similaire et suggère les items appréciés par le « voisinage ». L’avantage de cette approche est qu’elle recommande des items fortement personnalisés (fondés sur les goûts réels des personnes), aussi bien dans le haut que dans le fond de catalogue, laissant une place de choix à la découverte. Elle s’affranchit des éléments descriptifs des items (métadonnées). Ce type de méthode est préconisé pour des catalogues qui bougent peu (quelques nouvelles entrées par semaine), avec beaucoup d’usage (location, notation, etc.).
4) La recommandation sociale (découverte) laisse la possibilité à l'utilisateur de recommander à son réseau social un contenu mais également de partager son univers (
les fans de). Elle revêt plusieurs formes très distinctes. Voici deux d’entre elles :
- La recommandation sociale directe permet de recommander un contenu à quelqu’un de votre réseau (via Facebook, le réseau Orange). Les utilisateurs perçoivent en effet les recommandations faites par l’entourage comme plus pertinentes que celles proposées par un moteur. Ainsi, quand quelqu’un recommande un contenu, ce conseil s’inscrit dans le cadre d’une relation avec un historique : on connaît ses goûts, ses positions sur certains films, ses réalisateurs et acteurs fétiches, on a peut-être déjà eu des recommandations par le passé, etc. Parmi les services qui centrent leur offre autour de ce type de fonctionnalité, on peut citer /www.joost.com ou www.flixster.com. Là encore cette approche tend à se généraliser aux services audiovisuels (comme www.youtube.com, www.blockbuster.com ou www.netflix.com).
- La recommandation sociale indirecte présente deux fonctions primordiales. Dans un premier temps, elle permet de nourrir l’information sur les contenus, soit à travers les commentaires laissés par des utilisateurs (reviews), soit à travers des articles (blogs, wiki) ou discussions (forum, feeds) sur un film, un thème ou un personnage. Pour les biens d’expérience tels que les contenus audiovisuels, les caractéristiques « techniques » du produit (titre, année de production, résumé, réalisateur, acteurs) sont souvent insuffisantes pour décider s’il correspond à ce que l’on cherche. Bénéficier de « retours d’expérience » de consommateurs peut alors s’avérer important pour la décision d’achat. Dans un second temps les blogs ou les forums de discussion permettent à l’utilisateur un prolongement au-delà de la simple consommation audiovisuelle. Ces espaces lui permettent de partager ses goûts, ses opinions et de débattre sur des univers qui lui sont propres. Les utilisateurs peuvent alors se constituer en communautés. Le site français www.allocine.fr s’appuie beaucoup sur cette approche pour enrichir notamment la description de ses contenus. Mais là encore, il s’agit d’un classique proposé par de nombreux acteurs comme par exemple www.imdb.com ou www.amazon.fr.
C'est justement parce que nous ne sommes pas tous pareils que la recommandation personnalisée à une raison d'être... Quand un moteur de recherche offre les mêmes réponses à tout le monde, la recommandation modifie sa réponse en fonction de l'utilisateur... ça ne peut être que bénéfique. Et rien n'empêche l'utilisateur de passer outre les recommandations s'il souhaite absolument découvrir les choses seul.
En ce qui concerne la découverte de nouveaux contenus, je ne suis pas encore convaincu. Il suffit de voir le moteur d'Amazon qui ne prend vraiment pas beaucoup de risques et qui conseille uniquement les contenus que l'on connait déjà, à moins que l'on soit vraiment débutant pour le produits concerné. Dans certains cas, cela peut permettre de se dire : "Ah oui, j'avais envie de le voir ce film, heureusement qu'Amazon me le rappelle".
Sinon, il est dit dans l'article qu'"Amazon déclare qu'environ un tiers de ses ventes est généré par son moteur de recommandation". Pourrait-on avoir la référence de cette déclaration svp ?
Bonjour,
c'est bien observé effectivement. Amazon n'est pas configuré pour permettre de découvrir des nouveaux contenus. C'est configuré pour proposer des contenus qui ont le plus de chance d'être achetés : typiquement le film ou le livre qu'on sait qu'on va acheter un de ces jours. Amazon ne nous le fait pas découvrir, il se propose juste d'être l'intermédaire de l'achat.
Un article passionnant de Rashmi Sinha et Kirsten Swearingen (Interaction Design for Recommender Systems) démontre ce point, en compararant la "qualité des recommandations" et la confiance générée auprès de l'utilisateur entre Amazon et MediaUnbound. L'une des conclusions était que les utilisateurs interrogés préféraient MediaUnbound à Amazon parce que plus pertinent pour découvrir de nouveaux artistes. En revanche, Amazon obtenait un taux de conversion (achat du CD) plus important, car les albums proposés par Amazon "tombaient" dans la liste des albums que les testeurs souhaitaient acquérir de toute façon : Amazon, en faisant des recommandations moins surprenantes, permet de générer de la confiance auprès de l'utilisateur, et de déclancher l'achat sur des produits "moins risqués" du point de vue de l'utilisateur.
Pour la référence, c'est vrai que c'est repris dans beaucoup d'endroit sans qu'on sache plus vraiment l'origine. Ca serait un chiffre avancé par Amazon eux-même. J'ai vu par exemple sur http://fr.readwriteweb.com/2009/03/16/usages/a-la-decouverte-des-systemes-de-recommandation/ que Amazon dégage 3 milliards de CA grace son moteur (soit environ 30% du CA global de la société). Maintenant beaucoup remettent en cause ces chiffres.
Je souhaite juste pouvoir gérer un profil circonstanciel de visite sur internet et ne recevoir de recommandation qu'avec ce qui en rapport avec ce profil de l'instant et surtout rien d'autre ; pour le reste je mène moi-même mes recherches et adapte le profil au gré de mes besoins.
Il existe un risque que la mise en oeuvre génère effectivement de la dispersion et du harcèlement (selon l'objectif de l'éditeur). Pour notre part, nous préconisons une mise un oeuvre qui réponde à des besoins observés des utilisateurs. L'utilisateur est-il amené à naviguer dans des catalogues ? Alors la recommandation servira à faire le lien entre les produits vendus dans le catalogue. L'utilisateur vient-il sur le service pour consommer quelque chose sans savoir précisément quoi (un film, etc.) ? Alors la recommandation sélectionnera des produits personnalisés. Etc.
En ce qui concerne les profils circonstanciel, c'est effectivement l'un des points difficile à traiter avec des moteurs de recommandation. L'exemple classique est : "si j'ai acheté un bouquin d'astrophsyique pour mon copain sur amazon, je ne veux pas qu'on me recommande des bouquins d'astrophysique les fois suivantes". On traite partiellement le problème avec la recommandation contextuelle (produits similaires, proches de quelque chose qu'on recherche). Pour des recommandations personnalisées, qui prennent en compte l'historique, l'une des piste est d'offir des possibilités de reprécision (quelle est votre humeur, pour qui chercher-vous quelque chose, etc.). L'idée étant d'affiner au plus vite le contexte de navigation, pour utiliser au mieux le profil connu de la personne.
En ce qui concerne la découverte de nouveaux contenus, je ne suis pas encore convaincu. Il suffit de voir le moteur d'Amazon qui ne prend vraiment pas beaucoup de risques et qui conseille uniquement les contenus que l'on connait déjà, à moins que l'on soit vraiment débutant pour le produits concerné. Dans certains cas, cela peut permettre de se dire : "Ah oui, j'avais envie de le voir ce film, heureusement qu'Amazon me le rappelle".
Sinon, il est dit dans l'article qu'"Amazon déclare qu'environ un tiers de ses ventes est généré par son moteur de recommandation". Pourrait-on avoir la référence de cette déclaration svp ?
Je souhaite juste pouvoir gérer un profil circonstanciel de visite sur internet et ne recevoir de recommandation qu'avec ce qui en rapport avec ce profil de l'instant et surtout rien d'autre ; pour le reste je mène moi-même mes recherches et adapte le profil au gré de mes besoins.
Avec les recommandation l'internaute n'est plus un utilisateur "lambda" du web, le web s'adapte à lui et lui propose des chose qui lui sont en rapport. De pages statiques et identiques on vas arriver à des pages aussi varié que de personne naviguant sur le web.
C'est aussi un moyen pour l'internaute de consulter des contenus auquel il ne penserait pas (autre culture ou tout simplement méconnaissance) qui dans la plupart des cas pourront l'intéresser. Enfin un site Web vas facilité les recherches et proposer du contenu adapté